La pastilla est un plat traditionnel du Maghreb, constitué d’une sorte de feuilleté (de « feuille » qui se dit ouarka1, proche de celle de brik), à base d’oignon, de pigeons (ou de poulet, de pintade, ou encore, plus récemment, de fruits de mer), de persil, de coriandre, d’œuf dur et d’amandes, mélange de sucré et de salé, parfumé à la cannelle. Elle est souvent servie lors des fêtes, juste avant le plat principal.
Le terme « pastilla » est un mot d’origine espagnole, dérivé du terme pastel (« gâteau » ou « tarte » en français)2. C’est lors de la chute d’Al-Andalus, en 1492, que les réfugiés maures ont emporté avec eux, en Afrique du Nord, une multitude de recettes dont la pastilla3. La pastilla au pigeon et aux amandes est souvent désignée comme étant une recette originaire directement d’Al-Andalus. Elle utilise des volailles raffinées comme le pigeon, les cailles, la perdrix et autrefois la colombe. Bien que cette origine (et cette étymologie) soit la plus fréquemment proposée, Paula Wolfert (en) et d’autres chercheurs marocains la contestent, affirmant qu’il ne s’agirait que d’une coïncidence, et que la recette de base serait d’origine berbère4.